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Les dispositifs de financement 
en détails

Données mises à jour 24.04.2026

Le CPF

Le CPF est un compte individuel vous permettant de cumuler des droits à la formation professionnelle tout au long de votre carrière.

Il est créé à votre entrée sur le marché du travail, dès l’âge de 16 ans (15 ans pour les jeunes ayant signé un contrat d’apprentissage) et utilisable tout au long de la vie.

Il est attaché à la personne et non au contrat de travail. Vous conservez donc les droits acquis même si vous quittez votre emploi.

Sont concernés par le CPF

  • Les salariés

  • Les demandeurs d’emploi

  • Les travailleurs indépendants

  • Les membres d’une profession libérale ou non salariée ou conjoint collaborateur

  • Les personnes handicapées accueillies par un ESAT

  • Les jeunes sortis du système scolaire obligatoire et en recherche d’emploi

  • Les fonctionnaires

Nouveautés 2026

Crédité chaque année :

  • 500 €/an (plafond 5 000 €)

  • 800 €/an (plafond 8 000 €) pour les publics peu qualifiés 

  • Utilisable librement par le salarié (hors ou avec accord sur temps de travail)

 

⚠️ Nouveautés importantes 2026

  • Reste à charge obligatoire : ~150 € (sauf exceptions : demandeurs d’emploi, abondements) 

  • Plafonnement pour certaines formations :

     

    • RNCP (diplômes, titres) → pas de plafond

    • Répertoire spécifique (RS) → max 1 500 € mobilisables 

     

  • Cas spécifique :

    • Bilan de compétences plafonné à 1 600 € CPF 

➕ Abondements possibles

 

Le CPF peut être complété par :

 

  • l’employeur

  • l’OPCO

  • France Travail

  • les Régions

👉 C’est devenu indispensable en 2026 car le CPF seul finance rarement une formation complète.

CPF

L'alternance en entreprise

Le contrat de professionnalisation et le contrat d’apprentissage sont deux dispositifs d’alternance qui permettent de former un salarié tout en l’intégrant dans l’entreprise. Ils répondent à un double objectif : développer les compétences et favoriser l’insertion ou le maintien dans l’emploi. Bien qu’ils reposent tous deux sur une alternance entre formation et activité professionnelle, leur logique, leur public et leurs modalités de financement présentent certaines différences.

 

Le contrat de professionnalisation s’adresse principalement aux jeunes de 16 à 25 ans, mais aussi aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus. Il peut également concerner certains publics spécifiques comme les bénéficiaires de minima sociaux. Sa finalité est l’acquisition d’une qualification reconnue, qui peut être un diplôme, un titre professionnel ou une qualification reconnue par une branche.

 

Sa mise en place débute par l’identification d’un besoin en compétences au sein de l’entreprise. Un parcours de formation est ensuite construit, en lien avec un organisme de formation, afin de définir les compétences à acquérir et les modalités d’alternance. La formation représente généralement entre 15 % et 25 % de la durée totale du contrat, avec un minimum de 150 heures. Le contrat, qui peut être à durée déterminée ou indéterminée (avec une période de professionnalisation), fait l’objet d’une formalisation écrite précisant les objectifs, la durée et l’organisation de l’alternance. Un tuteur est désigné au sein de l’entreprise pour accompagner le salarié tout au long de son parcours.

 

Le financement du contrat de professionnalisation repose principalement sur les OPCO. Ceux-ci prennent en charge les coûts pédagogiques de la formation, selon des niveaux forfaitaires définis par les branches professionnelles. L’employeur bénéficie également d’aides financières, notamment pour l’embauche de certains publics (jeunes, demandeurs d’emploi de longue durée), ainsi que d’allègements de charges sociales. Dans certains cas, des co-financements peuvent être mobilisés, notamment via des dispositifs publics ou territoriaux. La rémunération du salarié est à la charge de l’employeur, mais elle est encadrée et varie selon l’âge et le niveau de qualification.

 

Le contrat d’apprentissage, quant à lui, s’adresse principalement aux jeunes de 16 à 29 ans révolus, avec des dérogations possibles pour certains publics. Il vise l’obtention d’un diplôme ou d’un titre inscrit au RNCP, dans une logique de formation initiale. Il repose sur une alternance structurée entre un centre de formation d’apprentis (CFA) et l’entreprise.

 

La mise en place du contrat d’apprentissage suit une logique similaire : l’entreprise identifie un besoin, puis construit un parcours avec un CFA. Le contenu de la formation est défini par le diplôme préparé, ce qui rend le cadre plus normé que dans le contrat de professionnalisation. L’apprenti est accompagné par un maître d’apprentissage, qui joue un rôle clé dans la transmission des compétences. La durée du contrat varie généralement de un à trois ans, selon le niveau de qualification visé.

 

Le financement du contrat d’apprentissage est également assuré par les OPCO, mais selon un modèle différent. Les coûts de formation sont pris en charge sur la base de niveaux de prise en charge fixés par les branches (NPEC). L’entreprise n’a donc pas à financer directement la formation, sauf dépassement éventuel. En complément, elle bénéficie d’aides à l’embauche, dont les montants peuvent varier selon les politiques publiques en vigueur, mais qui restent significatifs en 2026. Des exonérations de charges sociales s’appliquent également, rendant ce dispositif particulièrement attractif.

 

Dans les deux cas, la rémunération de l’alternant est calculée en pourcentage du SMIC et évolue avec l’âge et l’année de formation. L’alternance permet ainsi de former un salarié à moindre coût tout en l’intégrant progressivement dans l’entreprise.

 

En pratique, le choix entre contrat de professionnalisation et contrat d’apprentissage dépend du projet. Le contrat d’apprentissage est plus adapté aux parcours diplômants structurés, notamment pour les jeunes en formation initiale. Le contrat de professionnalisation offre davantage de souplesse et s’adresse à un public plus large, avec une logique d’adaptation rapide aux besoins de l’entreprise.

 

Ainsi, ces deux dispositifs constituent en 2026 des leviers majeurs de développement des compétences, reposant sur un financement largement soutenu par les OPCO et des aides publiques, ce qui en fait des solutions particulièrement intéressantes pour les employeurs souhaitant recruter et former simultanément.

Contrat Pro

La Période de reconversion

La période de reconversion est un dispositif récent de formation professionnelle qui permet à un salarié de changer de métier ou d’évoluer vers un nouveau poste tout en restant dans son entreprise. Elle s’inscrit dans une logique de sécurisation des parcours professionnels et de gestion des compétences, notamment dans les contextes de transformation économique, numérique ou écologique.

 

Sa mise en place repose avant tout sur une démarche concertée entre le salarié et l’employeur. Tout commence par l’identification d’un besoin : soit une volonté d’évolution du salarié, soit un enjeu stratégique pour l’entreprise (mutation d’activité, tension sur certains métiers, réorganisation interne). Une analyse des compétences est alors réalisée afin de mesurer l’écart entre le profil actuel du salarié et le métier visé.

 

Sur cette base, un parcours de formation est construit. Celui-ci doit être structuré, progressif et orienté vers une certification reconnue, généralement inscrite au RNCP ou correspondant à un bloc de compétences. Le parcours alterne des temps de formation théorique et des mises en situation professionnelle, permettant au salarié de développer concrètement les compétences attendues. La durée est variable, mais s’étend le plus souvent de plusieurs mois à deux ans selon l’ampleur de la reconversion.

 

La formalisation du dispositif se fait par un accord entre les parties, souvent sous la forme d’un avenant au contrat de travail. Cet accord précise les objectifs, la durée, les modalités de réalisation (pendant ou hors temps de travail) ainsi que les engagements de chacun. Une fois le parcours lancé, un suivi est assuré tout au long de la formation, impliquant les ressources humaines, le manager et l’organisme de formation. À l’issue, le salarié passe une évaluation ou une certification, avec un objectif de repositionnement sur un nouveau poste ou, dans certains cas, une meilleure employabilité externe.

 

Le financement de la période de reconversion repose sur un principe de co-financement. Les OPCO constituent le principal levier de prise en charge. Ils financent tout ou partie des coûts pédagogiques, et parfois certains frais annexes comme le transport ou l’hébergement. Le niveau de financement dépend de la branche professionnelle, de la taille de l’entreprise et des priorités définies au niveau sectoriel.

 

En complément, le salarié peut mobiliser son Compte Personnel de Formation. En 2026, ce recours est devenu fréquent, notamment pour les formations longues ou certifiantes dont le coût dépasse les plafonds de prise en charge classiques. D’autres financements peuvent également intervenir selon les situations, notamment des aides publiques de l’État, des Régions ou de France Travail, en particulier dans les projets liés aux métiers en tension ou aux reconversions sectorielles.

 

Concernant la rémunération, le salarié conserve en principe son salaire pendant toute la durée du parcours. Celui-ci est généralement maintenu par l’employeur, avec parfois des mécanismes de compensation partielle via les financements mobilisés.

 

En pratique, la répartition du financement s’organise souvent autour d’un équilibre entre les différents acteurs : une part majoritaire prise en charge par l’OPCO, un complément via le CPF, et un reste à charge assumé par l’entreprise. Cette logique de co-financement est devenue la norme en 2026.

 

Ainsi, la période de reconversion s’impose aujourd’hui comme un outil stratégique pour les entreprises, permettant d’anticiper les évolutions des métiers, de fidéliser les salariés et de répondre aux enjeux de transformation. Pour être efficace, elle nécessite toutefois une construction rigoureuse, tant sur le plan pédagogique que financier.

Le plan de compétences

De même que le plan de formation, le plan de développement des compétences a pour

objectif d’assurer le maintien dans l’emploi du salarié et de lui permettre d’acquérir de nouvelles compétences, au regard de l’évolution des emplois, des technologies et des organisations.

Il représente l’ensemble des actions de formation professionnelle, de bilans de compétences et de validation des acquis de l’expérience mises en place par l’entreprise pour les salariés.

Depuis le 1er janvier 2019, l’action de formation se définit non plus en termes de programmes mais en termes de compétences professionnelles à acquérir. La nouvelle appellation « plan de développement des compétences » a ainsi la volonté d’exprimer ce passage d’un objectif de moyens à un objectif de résultat pour l’entreprise, en termes d’acquisition des compétences visées.

 

Le plan est établi pour un an et relève entièrement de la responsabilité de l’employeur, après consultation des représentants du personnel. La loi n’oblige pas l’employeur à mettre en place un plan de développement des compétences mais il y est fortement incité.

Qui est concerné ?

  • Les entreprises : tout type d’entreprise peut mettre en œuvre un plan de développement des compétences, quelle que soit sa taille ou son statut juridique.

  • Les salariés : tout salarié peut être concerné par une action prévue dans le plan de développement des compétences de son entreprise. Il ne peut la refuser car elle rentre dans le cadre de son contrat de travail. Un refus serait considéré comme une faute pouvant justifier son licenciement, sauf s’il s’agit d’un bilan de compétences, d’une VAE ou d’une formation exercée en dehors du temps de travail.

La demande de formation peut être à l’initiative des deux parties. En revanche, si la demande émane du salarié, l’employeur est libre de refuser ou d’accepter.

Actions concernées par le Plan de développement des compétences 

Les deux catégories d’actions du plan de formation disparaissent, à savoir les actions d’adaptation au poste de travail ou liées au maintien dans l’emploi et les actions de développement des compétences.

Le plan de développement des compétences distingue deux nouveaux types d’actions : les formations obligatoires ou nécessaires et les formations non obligatoires.

Concernant les formations possibles, la réforme apporte une véritable souplesse quant aux modalités d’apprentissage, tant que les actions choisies permettent d’atteindre l’objectif professionnel. Ainsi peuvent être envisagées en plus des formations en présentiel, les formations

à distance, les formations en situation de travail, les conférences, le tutorat ou encore le coaching.

  • Les formations obligatoires ou nécessaires

Il s’agit de toute action qui conditionne l’exercice d’une activité ou d’une fonction dans l’entreprise. Ces actions doivent être effectuées sur le temps de travail et sont rémunérées en tant que tel.

  • Les actions non obligatoires

Effectuées sur le temps de travail, elles donnent lieu au maintien de la rémunération. Si elles se déroulent hors temps de travail, elles ne donnent plus droit à une allocation de formation.

Tous les 6 ans, le salarié doit bénéficier d’au moins une formation non obligatoire vérifiée au cours de l’entretien professionnel renforcé. A défaut, l’employeur subira une sanction financière de 3000 €.

Le plan de développement des compétences peut également proposer aux salariés de bénéficier d’un bilan de compétences, de la validation des acquis de l’expérience et de formations qui participent à la lutte contre l’illettrisme.

Qui prend en charge le coût de la formation ?

Dans le cadre d’un plan de développement des compétences, le financement de la formation et la prise en charge des frais de restauration et d’hébergement occasionnés relève de l’entreprise.

Pro A
Plan de compétences

Le contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP)

Le Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) est un dispositif de reclassement dont l’objectif est de favoriser le retour à l’emploi des salariés licenciés. Il concerne les entreprises de moins de 1000 salariés ou en liquidation judiciaire ou redressement.

Le CSP est un contrat conclu pour une durée de 12 mois qui prend effet le lendemain de la rupture du contrat de travail. Cette durée peut être allongée des périodes d’activités professionnelles effectuées après la fin du 6ème mois, dans la limite de 3 mois supplémentaires. Il est officiellement prolonger jusqu'au 31/12/2026

Bénéficiaire

Le CSP concerne les salariés ayant au minimum un an d’ancienneté et qui sont aptes à l’emploi.

Il est obligatoirement proposé par l’employeur au salarié qui est libre d’accepter le CSP ou de le refuser. Le délai de réflexion est de 21 jours à compter de la notification du licenciement, incluant la proposition de reclassement. L’absence de réponse du salarié dans ces délais équivaut à un refus.

Le CSP propose au salarié licencié de bénéficier de mesures d’accompagnement soutenues dans la recherche d’un nouvel emploi, telles que :

  • Un bilan de compétences

  • Des formations professionnelles cohérentes avec le marché de l’emploi

(NB : Le bénéficiaire accède de droit aux formations éligibles au CPF, si la formation correspond à son projet professionnel)

  • Une préparation aux entretiens d’embauche ou aux techniques de recherche d’emploi

  • Des actions de validation des acquis de l’expérience (VAE)

Les types de formations accessibles 

Les formations en CSP doivent permettre un retour rapide à l’emploi durable, c’est-à-dire préparer à des métiers qui recrutent. L’action de formation doit être courte (6 à 8 mois) afin de ne pas excéder la durée du CSP. Elle doit, de préférence, être éligible au Compte Personnel de Formation (CPF) car les bénéficiaires du CSP peuvent mobiliser leur CPF pour se former.

Le bénéficiaire du CSP perçoit l’allocation de sécurisation professionnelle (ASP) pendant les 12 mois du contrat. Cette allocation est versée par Pôle Emploi.
Pour les salariés licenciés ayant plus d’un an d’ancienneté dans leur entreprise, elle représente 75 % du salaire brut de référence.
Pour ceux ayant une ancienneté de moins d’un an, elle représente 57% du salaire brut de référence.

CSP

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3 Allée de la Libération, 57100 Thionville

Tel 03.82.55.37.01

N° activité 41570319457

Siret 78948284100028

TVA FR20789482841

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